Press Release

Un politicien atypique, un esprit du compromis affirmé, un négociateur de talent et un chef d’état de proximité : Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo

Democratic Republic of Congo’s Felix Tshisekedi swears into office during an inauguration ceremony as the new president of the Democratic Republic of Congo at the Palais de la Nation in Kinshasa, Democratic Republic of Congo January 24, 2019. REUTERS/ Olivia Acland

En esprit libre et intellectuel indépendant, j’ai horreur d’être de ceux qui ont des yeux et des oreilles mais qui s’obstinent à ne pas voir ni entendre. Nous avons tous du jugement, mais avec le mien, j’ai choisi de ne pas être en marge du vent nouveau qui balaie mon pays, aucune raison de jouer à l’indifférence. Evidemment, ce n’est pas au bout d’un mois de pouvoir, avec un peu de la jugeotte que l’on peut évaluer l’action d’un homme politique, a fortiori celle d’un chef de l’état. Cependant, je ne m’imagine aucunement avoir tort de considérer ces quelques mots bien décents pour convoyer à sa juste valeur l’image du gabarit d’homme d’état de monsieur le président de la république en ces termes : force-tranquille, réfléchi, conciliant, diplomate et pragmatique, c’est en fait mon opinion et je l’assume. Ce serait ahurissant d’être en plein jour, avec le soleil tout luisant dans sa force, de s’acharner à faire croire qu’il fait nuit, à moins d’être malade.
Quoi de plus normal ! les incurables tribalophobes ne s’empêcheront pas d’hurler, ils crieront fort au tribalisme, je m’en moque. Au nom de quel code éthique n’est-il pas permis à un muluba de parler du bien d’un autre muluba? Soyons sérieux : qui est plus tribaliste que celui qui promet un vote à Genève mais qui, finalement se rebuffe et le reporte sur son frère en étant sûr que ce dernier n’a aucune étoffe pour endosser le leadership de l’opposition ? Qui est plus tribaliste que celui qui dégaine son épée pour décapiter, égorger des innocents, enfin mettre du feu à leurs cases pour l’unique péché qu’ils sont balubas, Y a-t-il plus tribaliste que celui qui, à l’issue d’un meeting laisse faire ses militants raller des slogans de haine, promettant à leurs concitoyens du feu, la mort et le sang ? Me diriez-vous le contraire que ce n’est pas le tourment du mal du tribalisme qui poussa le fossoyeur impénitent des deniers publics, l’homme aux mille villas, devenus opposant on ne sait par quelle magie, il s’agit de Muzito, lui qui s’est illustré par une malencontreuse comparaison en rapprochant Felix Tshilombo Tshisekedi, un homme aux mains propres à tout point de vue à l’ancien président. C’est sûr qu’Il n’y a que l’ivresse de la haine et du tribalisme qui peut pousser des individus au délire et à débiter des inepties insoutenables et incohérentes.
En effet, l’homme qui donne son opinion sur le président élu Felix Antoine Tshilombo Tshisekedi est celui qui s’était livré il y a presque deux ans à un encensement épatant du docteur Mukwege dans une analyse intitulée “Un héros méconnu dans son propre pays : Dr Denis Mukwege .» Les gens trouvent normal qu’un muluba fasse des éloges à un muswahili, là on n’a rien à redire. Que des torrents des compliments n’avais-je pas reçu à cet effet! Curieusement, lorsqu’un muluba fait une peinture objective et positive de la réalité sur un autre muluba, on crie sans tarder au tribalisme, cela est injuste, c’est révoltant. C’est là que l’on réalise combien les gens ont encore du chemin à faire pour comprendre le vrai sens de ce concept du « tribalisme » au regard de trop d’amalgame à ce sujet. Pourquoi complexe-t-on tant les balubas, ou pour mieux dire pourquoi certains compatriotes se sentent-ils tant complexés vis-à-vis des balubas? Je ne pense pas que les balubas soient demandeurs de reconnaissance, non il n’en est rien, le Congo est tout aussi un patrimoine des balubas autant qu’il l’est pour d’autres ethnies du pays. Lorsque Mobutu avec son régime autocratique légitimé de l’extérieur avait tribalisé toute une armée mettant en place des divisions mono tribales, qui pouvait niaiser, et je citerai pour illustration : la DSP, la Garci (garde civile), le SARM (service d’action et des renseignements militaires), la BSRS, le SNIP, l’ANI (l’agence nationale d’immigration), les FIS (les forces d’intervention spéciales). Et durant le règne des kabila (père et fils) l’armée, le gouvernement et même des postes importants au pays étaient l’exclusion essentiellement katangaise, tout le monde s’y accommodait. Ne sommes-nous pas tous produit du hasard? J’aurais pu naître mukongo ou muwahili si ma mère avait rencontré sur son chemin un jeune homme ressortissant de ces tribus, où serait le mal? Pourquoi ce qui est acceptable pour les autres tribus ne l’est pas lorsqu’il s’agit de Balubas, en vertu de quelle loi on s’autorise des âneries pareilles? A supposer que c’était les Balubas qui avaient tué ou saccagé, ou même proférer des menaces comme ce fut le cas avec les militants de Lamuka et son leader qu’est-ce qui serait raconté ? Si réellement Fayulu avait gagné les élections, il n’y a pas de doute que Felix aurait reconnu dans les minutes qui suivaient sa victoire en lui présentant les félicitations. Jamais les Balubas ont cherché de quelle que façon que ça soit à ensanglanter ce pays, alors jamais. IL y a déficit du bon sens lorsqu’on continue à soutenir un homme avec ses graves contradictions sur les élections elles-mêmes en faisant de lui le gagnant. Et on dit que Fayulu a gagné avec plus de 60%, il y a là quelque chose d’anormal.

D’où vient ce peuple luba qui dérange tant? Sont-ils des guerriers conquérant venus de l’étranger, ayant tout fracassé sur leur passage comme M’siri pour enfin s’installer dans ce pays?

Juste une parenthèse pour dire que le M’siri que je venais de mentionner est le roi de Bayeke au Katanga, il est originaire de l’Usumbwa du Tanganika, la Tanzanie moderne. Si vous vous rendez aujourd’hui en Tanzanie, la région d’Usumbwa est bien présente, mais jamais un katangais peut se permettre de traiter un muyeke d’étranger, il est katangais à part entière comme tous les autres.
En ce qui concerne les balubas, un clin d’œil sur des études cosmogoniques africaines révèle que les Balubakats et les kasaïens dont certains groupes notamment les Lulua, les Luba-Lubilanji, les Luntu, les Kanyoka et d’autres ont les mêmes sources que l’on situe à Nsanga-lubangu au Katanga. Ils partageraient les mêmes origines historiques en raison de leur jadis appartenance commune à l’empire Luba qui s’effondra au XXVIIe siècle, entrainant ainsi l’exode vers le Kasaï de quelques-uns des membres.de l’ethnie. Au plus fort de la crise du Shaba téléguidée par le Marechal le sanguinaire, cette thèse sur les origines communes des Baluba du Katanga et les Balubas du Kasaï fut battue en brèche par Kyungu, qui ne voulait plus rien entendre, défiant la science pour des raisons de la politicaille parce qu’il tenait mordicus à briguer le poste de gouverneur du Shaba. Pitié!
De son côté, le monument géant et sommité de l’élite du peuple luba, l’un des valeureux fils du Congo, ancien administrateur du territoire bien avant l’indépendance et auteur du très célèbre « Remise en question », il s’agit de Mabika Kalanda. Ce génie parle au sujet de l’origine Luba en ces termes : « Les balubas vivant au Kasai ont fait partie des empires luba érigés au Katanga. Ce sont les descendants de Nsanga-Lubangu qui sont venus s’installer au Kasaï. Leur migration se situe au XVIIe siècle. Ils ont migré vers le Kasaï selon les étapes ci-après : a) les Bena Kanyoka et les Bena Lulua arrivent au début du XVIIe siècle; b) le deuxième groupe avance vers Dimbelenga au courant du XVIIe siecle : ce sont les Bakwa Luntu ou les Bena Konji; c) enfin le troisième groupe quitte le Katanga à la fin du XVIIe siècle. Ce sont les Bakwa Kalonji, Bakwanga, Bena Tshiyamba, Bakwa Dishi et tant d’autres encore. » Tous ces groupes luba cités ci-haut forment aujourd’hui un ensemble culturel indissoluble avec les Babindi, les Bakwa Mputu, les Bakete, du nord, les Basalampasu les songwe avec lesquels ils partagent le même destin dans le malheur comme dans le bonheur, c’est pour cela que j’ai la préférence du terme « kasaïen » plutôt que « baluba ». Sans perdre de vue, l’on sait que des actions sournoises ont toujours été mises en marche pour que nous soyons divisés. Nous les connaissons, et le temps est venus pour nous d’être plus que jamais unis.

Pourquoi les Balubas sont-ils toujours des boucs émissaires ou des otages de tous les grands moments de l’histoire?

La guerre Baluba-Lulua.
Un demi-siècle de vie paisible commune et fraternelle entre Baluba-Lubilanji et les Baluba-Lulua. C’est à la fin du XIXe siècle que les Luba-Lubilanji lancent un cri d’alarme bien reçu par leurs frères Lulua qui les accueillent sur leur territoire. La Baluba-Lubilanji en détresse fuyaient la terreur et des razias esclavagistes qui avaient frappé leur territoire avec comme conséquences la famine et les maladies diverses. Les chefs coutumiers lulua avaient de gaité de cœur accordé des terres à leurs hôtes luba -Lubilanji qui sont en fait leurs propres frères.
Les Lulua ne voulaient pas de la guerre, les Baluba non plus. Mais le diable incarné dans les colons belges, ceux qui avaient malicieusement tout préparé pour que les deux tribus sœurs s’entretuent afin que s’accomplisse leur destin, ces sadiques n’avaient rien ménagé pour atteindre leur objectif. Le colonisateur belge avait tout mis à l’œuvre pour imposer du recul à l’histoire du Congo. Tous les stratagèmes, même les plus exécrables étaient mis en branle pourvu qu’il soit justifié l’immaturité des congolais à accéder à l’indépendance, et perpétuer ainsi leur domination. Ils tenaient à se donner encore une rallonge du système de domination selon le plan Van Bulsen qui prévoyait l’autonomie du Congo pour 1980. Quoi de meilleur pour les belges que d’avoir quelques années de plus pour poursuivre la campagne du pillage et la spoliation de notre patrimoine. La guerre Lulua-Baluba relevait d’un cynisme démoniaque à l’instar d’une bactérie cultivée dans des labos à des fins de nuisance bien planifiée.
Le colonisateur belge avait préparé ce conflit à long terme avec des publications qu’il considérait comme étant à vocation purement scientifique. Et pourtant, ces écrits qui avaient sensiblement éveillé l’opinion contribuèrent à une nette prise de conscience de part et d’autre. En les lisant, certains jubilaient tandis que d’autres s’effondraient de tristesse. A cause de ces écrits virent le jour des stéréotypes que chaque groupe s’efforçait à éliminer vaille que vaille surtout que le blanc arrivait à des conclusions traitant les uns de tribu inferieure, non-évoluée mais inférieures par rapport à quoi, et les autres de tribu plus évoluée mais instable. Dans cette logique, l’homme blanc s’employait à exacerber les esprits sachant pertinemment bien que les indigènes étaient en train de cheminer vers leur indépendance, mais sa préoccupation consistait à savoir comment perturber ces hommes noirs en créant des fortes tensions pour les déconcentrer de leur élan en quête de leur souveraineté. C’est dans la foulée que verra le jour l’association Lulua-Frères et plus tard le M.S.M (mouvement solidaire muluba). Donc, consciemment les belges avaient préparé le cocktail de l’explosion devant conduire au déchirement de deux tribus jumelles. La situation deviendra davantage plus infernale avec la subtilisation du rapport Desquenne, on ne sait pas trop comment, mais il y a de quoi s’interroger si ce n’était pas cet astucieuse administration coloniale elle-même qui avait facilité la fuite du rapport Desqquenne pour que le climat déjà délétère entre en déflagration. Cette deuxième hypothèse semble plausible au regard de la manière dont l’administration des colons balaya du revers de la main sans appel l’une des meilleures propositions de recherche de solution à ce conflit. Il s’agit précisément des propositions crédibles émanant des étudiants luba et lulua de l’Université Lovanium. Et pourtant, leur projet de solution au meurtrier conflit était celui pour lequel tout le monde s’accordait à reconnaitre comme positif, complet, équitable et applicable. C’est de cette façon que le grand Kasaï finit par éclater en deux entités, l’une pour les Lulua avec alliés et l’autre pour les Baluba-Lubilanji avec les leurs. Plus jamais il y aura encore des bagarres entre les lulua et les baluba-lubilaji, cet accident de l’histoire ne se reproduire plus. Il y a eu des alliances très fortes basées sur nos traditions qui ont été conclues par ceux qui avaient vite compris l’envoûtement catastrophique dont nous étions l’objet.

Certaines méchantes langues soutiennent que l’holocauste juive découle de l’affabulation, de la même façon certains compatriotes, par méchanceté et haine pensent que le martyr Baluba/kasaïen au Congo relève de l’invention.

Non, je ne raconte pas des histoires. Tenez : le peuple luba ou peuple kasaïen a été fait refugier, massacré et spolié dans son propre pays à deux reprises, il faut se dresser vigoureusement contre toute falsification de l’histoire au risque de priver les générations futures de la vraie version des faits.
Sous Moïse Tchombe lors de la sécession katangaise en 1960: le peuple kasaïen fut expulsé du Katanga, cantonné d’abord dans un camp du nom de « foire » sous la protection de l’ONU avant d’être évacué par train et par avion à destination de son Kasaï natal. Tout avait commencé par des Raffles des balubas de leurs milieu de travail par la gendarmerie et la police katangaise. Nombreux n’avaient jamais eu cette chance de revoir leurs familles, et les infortunés étaient jetés dans la prison de la Kassapa pour l’unique simple raison qu’ils étaient balubas/kasaïen. Ce fut un moment très douloureux pour ces gens dont la majorité avait été recrutée depuis leur milieu d’origine par le colonisateur belge aux motifs d’aller travailler dans les mines de cuivre, un travail exténuant. Hélas, ils avaient tout perdu de ce qu’ils avaient récolté au prix de dur labeur pendant un demi-siècle. Ces citadins recommenceront leur vie à partir du néant pour aller apprendre à vivre selon les nouvelles façons dans leur Kasaï sans structure ni infrastructures auxquelles ils étaient familiers.

Entre 1992 et 1994 : le tyran Mobutu en perte de vitesse politiquement va organiser par le biais de ses deux pantins Nguz et Kyungu une épuration ethnique contre le peuple kasaïen/Luba qu’il considérait comme redoutable opposant à son régime, il fallait alors le déstabiliser, ébranler sa conscience politique et l’amener à la soumission. Non, le vrai muluba est indomptable, il préfère la mort au lieu de se rendre, gardant toujours la tête haute devant son oppresseur. Mobutu commandita alors des atrocités les plus infernales. Les opérations Ninja se mirent en actions. Les maisons sont incendiées, les portes des lieux de travail sont barricadées, les gens sont décapités, des pasteurs, des prêtres et des religieuses d’origine luba-kasai sont incommodés dans leurs missions, nos filles et nos femmes sont violées. Les têtes tombent à l’arme blanche sous le rythme de la chanson guerrière « Yo tufuilayi ntanda ya shile bankambo », ce qui signifie : « Oh! Mourons pour la terre de nos ancêtres. » Les gens sont entassées dans des gares sous la pluie et le soleil pendant plusieurs mois parce que le train était rare. Les mêmes agresseurs viennent cette fois-ci vendre des produits empoisonnés, c’est notamment la farine mélangée à la chaux. Il y a eu des familles qui avaient perdu jusqu’à six enfants en un jour. Ceux qui ont eu la chance d’embarquer dans le train surabondé avec des voyageurs entassés jusqu’au-dessus, ils font parfois six mois de voyage avant d’atteindre la destination. Beaucoup de morts durant le trajet, et ces damnés de la terre sont jetés dans des puits d’à peine quarante centimètre sans ressemblance aucune avec des tombes le long du rail, et c’est tout. Il faut dire que l’instinct animal avait remporté sur la raison. L’administration provinciale du Katanga ne s’arrête pas là. L’embargo est décrété sur les vivres à destination des provinces de Kasaï-Occidental et Kasaï-Oriental. Pas de transit au Katanga des produits kasaïens en provenance de l’étranger, toutes les commandes faites avant sont saisies et deviennent ipso facto des butins personnels de guerre de Kyungu, et c’est de là que provient la grande partie de sa fortune mal acquise bâtie sur le sang et le vol. Les poissons et la bière du Katanga étaient interdits d’être acheminés au Kasaï. Tous ceux qui avaient perdu leur emploi par crainte de leur vie en osant pas défier la toute puissante UFERI pour se rendre sur le lieu de travail n’avaient droit à aucune compassassions, plusieurs années de dur labour étaient noyés dans l’eau dans cette république bananière mobutiste de sans droit ni loi. Pour ne pas douter de leur détermination à purger le sol shabien de toute trace kasaïenne. Le mal s’était répandu partout en plus de Likasi et Kolwezi. L’ordre était donne pour que toutes les plantations kasaïenne soient brulées dans tous les coins et recoins du Shaba. Fungurume, Pweto, Kasenga, Kambove, Kakanda, Lukangaba, Nkongolo et ailleurs les kasaïens avaient été agressés et tués. Il y a eu un endroit symbolique ou se consommer le calvaire kasaïen baptisé « boucherie kilulu » par les katangais. Le charnier était tenu par les miliciens NINJA. Il consistait en un abattoir des kasaïens qui s’arrêtaient sur la route. Ce Golgotha kasaïen était localise a quelques deux centaines de mètre du pont Lualaba à gauche lorsqu’on vient de Likasi. Les miliciens NINJA arrêtaient tout véhicule de passage, tout kasaïen qu’on y trouvait était acheminé dans la brousse où il était zigouillé, mutilé et enfoui dans le sol. Des boucheries de ce genre j’estime qu’il devait y en avoir beaucoup à travers le Shaba. Un projet d’empoisonnement à grande échelle était concocté. Les criminels de la juferi devrait mettre à profit l’acide sulfurique pris à la GCM pour l’infiltrer dans des cuves d’eau construits par les médecins sans frontières aux fins de desservir les refoulés entassés dans la gare et d’en finir une fois pour toutes avec eux. Ce projet a raté de justesse parce que quelques-uns des conspirateurs n’y avaient pas adhéré, et trouvaient odieux de tuer à si grande échelle. Le bruit de ce crime ayant été connu, les pauvres refoulés s’étaient assigné courageusement la mission de surveiller jour et nuit les cuves d’eau afin d’éviter à leur communauté d’être empoisonnée. Il n’y a aucune exagération dans ce que nous nous faisons le devoir de rapporter. Qu’allez-vous dire lorsqu’un petit enfant de moins de dix ans se fait chasser de l’école parce qu’il est kilulu, des religieuses soignantes empêchées d’accéder à leurs malades parce qu’il sont non-originaires des pasteurs à qui était dénié le droit de mettre les pieds dans leurs églises ou des prêtres dont les sacrements qu’ils avaient administrés se voyaient invalidés parce qu’ayant été dispensés par des prêtre kasaïens. On a vu en revanche des prêtres et même des évêques faire bloc avec les politiciens de la haine pour se remettre en question dans leur rôle de pasteur en poignardant leurs propres brebis sur le dos. Certains prêtres catholiques s’étaient vus carrément expulsés de leurs presbytères sans que cela ne soulève aucune indignation de la part de leurs évêques, chose difficile à comprendre. On ne s’improvise pas leader, c’est une vocation qui s’accompagne d’énormes responsabilités.

L’assassinat de Lumumba au Katanga
C’est un pur hasard que Lumumba ait été assassiné au Katanga, car initialement, il était un gibier de potence destiné à être exécuté à Bakwanga, et pourquoi là-bas? Voilà un attrape-nigaud du pouvoir de Léopoldville pour jeter la poudre aux yeux de l’opinion en criminalisant tout simplement les balubas-Lubilanji. La mort de Lumumba, fut un poignard porté au cœur de l’unité du Kasaï. Beaucoup ont tendance à oublier que Lumumba est un kasaïen, c’est vair. Qu’on ne me dise pas qu’il était mutetela, mais les batetela sont des fils du Kasaï. En mettant plus l’emphase sur son appartenance tetela, nous perdons quelque chose dans la cohésion de notre unité à nous reconnaitre comme ressortissant du Kasaï. Et pourtant, les katangais, ne sont-ils innombrables pour ne citer que les Lunda, Ndembo, Bemba, Luba-kat, Lamba, Bazela, Sanga, Yeke, Tabwa, kahonde, mais ils se sentent très unis dans leur appartenance commune en tant que katangais. Si quelqu’un a de la misère à démêler cette énigme, je pose la question de savoir pourquoi l’escorte de Lumumba vers son Golgotha était-il essentiellement fait d’un équipage Luba. En bref, la réponse est simple : c’était pour mettre en mal notre appartenance kasaïenne commune. Dans ce cortège de la mort qui conduisait Lumumba, il y avait Jonas Munkamba (commissaire adjoint aux affaires intérieures), et Ferdinand Kazadi (commissaire adjoint à la défense) Ces deux commissaires adjoints avaient dans leur suite des gros bras musclés des soldats lubas, des bourreaux préparés pour passer à tabac le feu Patrice Lumumba et ses compagnons de fortune dont Mpolo et OKito durant tout le voyage. A se demander pourquoi des commissaires titulaires comme Lihau qui avait la charge de la justice, ou Nendaka le patron des services de l’intelligence n’avaient pas fait le déplacement pour accompagner la plus haute autorité dans la hiérarchie de l’état que de le confier à des responsables de second plan. Ce n’étaient là que des astuces, vous vous en doutez, pour faire porter le chapeau de l’assassinat de Lumumba sur les balubas. Pourquoi avoir ciblé les Balubas? Ces acteurs politiques machiavéliques de Léopoldville étaient parfaitement conscients que les balubas portaient encore tout frais à l’esprit le deuil des massacres de Kasengelu lesquels avaient été à la base même du limogeage de Lumumba. On voulait justifier l’assassinat de Lumumba à Bakwanga comme découlant de l’esprit de vengeance des balubas contre les actions des soldats lumumbistes qui avaient fait du carnage à kasengulu et à Bakwanga, plus de dix mille tués. Qui est ce premier ministre dans le monde qui ne chercherait pas à ramener à l’ordre une partie de son territoire qui défie son autorité? La mort de Lumumba avait été évitée de justesse d’avoir lieu à bakwanga parce que Albert Kalonji avait dit non à la réception des trois colis tel que le lui demandait le télégramme émanant des autorités de Léopoldville. Et pourtant, le verdict de condamnation à mort de Lumumba était rendu depuis des bureaux climatisés de la CIA sur le sol de l’Amérique Yanke en étroite collaboration avec les belges. Donc, le gouvernement central voulait à tout prix faire des balubas les boucs émissaires de la mort de Lumumba. Dans la conjoncture géopolitique de l’époque, les américains avaient peur d’avoir un deuxième Fidel Castro au Congo, et danger portait le risque de perdre tout le contrôle des matières premières stratégiques que regorge le pays au profit des soviétiques. Lors d’une réunion du conseil national de sécurité (NCS), Allen Dulles le patron de la CIA avait briefé le président des Etats-Unis monsieur Eisenhower suite au rapport très alarmant en provenance de son chef de poste à Kinshasa monsieur Larwence Delvin, dont le telex disait : « Le risque d’une prise de pouvoir classique était en cours à Kinshasa, il se peut que peu de temps restait pour éviter un autre Cuba ». A ce message, l’homme le plus puissant de la planète, le président des États-Unis réagissait en s’exclamant en ces termes : « Ne pouvons pas nous débarrasser de ce type? ». Pour la CIA, tout était sans ambiguïté, le quitus du président était acquis. A cet effet, Dullas enverra le 17 août 1960 à ses services de Kinshasa le message qui suit : « l’élimination de Lumumba était un objectif urgent et primordial de la politique américaine. » Il intima des ordres à son collaborateur chargé des services scientifiques le docteur Sidney Gottlieb de passer à l’action pour tout mettre à l’œuvre afin d’atteindre la recommandation du chef de l’état. Le docteur Gottlieb se rendit alors à Kinshasa le 26 sept 1960 avec une un poison fait à base du venin du cobra pour tuer Lumumba. Lorsqu’il débarqua à Kin, monsieur Lawrence, chef de l’antenne de la CIA/kinshasa s’oppose à son plan qu’il trouvait très brutal et proposa à cet effet une autre démarche qui consistait à exploiter la situation locale avec les adversaires de Lumumba pour d’abord l’éliminer politique et ensuite physiquement. Il fallait pour réussir ce plan corrompre Kasavubu, Mobutu et Mbomboko. Qu’il soit dit en passant que c’est monsieur Lawrence Delvin, le chef d’antenne de la CIA qui avait recruté Mobutu en 1959 en Belgique comme informateur de la CIA. Selon le professeur George Nzongola- Ntalaja, c’est Kasavubu le premier à passer aux actes dans le processus d’élimination politique de Lumumba. N’oubliez surtout pas que Kasavubu est devenu président grâce à la majorité lumumbiste, son élection ayant eu lieu au second degré au niveau du parlement. Il ne pouvait pas compter sur son parti qui n’avait pas plus de 12 députés pour lui obtenir ce vote crucial, Lumumba avait préféré Kasavubu à la place Bolikango. Quelle pouvait etre la responsabilite des balubas de pres ou de loin dans la mort de Lumumba lorsque lorsqu’une chaine de commandement préparant la mort de Lumumba impliquait les responsables belges au plus haut niveau du pouvoir y compris le roi Beaudouin qui coordonnait l’action en prenant des contacts journalièrement. Un comite de crise sur le Congo était mis en place. Le roi lui-même était fortement impliquait en posant des questions au premier ministre pour se rassurer de l’évolution des choses, il parlait au ministre des affaires étrangères, de la défense et celui des affaires africaines. Écoutez ce que dit ce crocodile de compte d’Aspremont Lynden, le ministre des affaires africaines dans une note qu’il envoie a ses collaborateur : « L’objectif principal a poursuivre dans l’intérêt du Congo, du Katanga et de la Belgique est évidemment l’élimination définitive de Lumumba ». Cet homme avait été la pièce maitresse dans la préparation de l’élimination de Lumumba. Alors je peux poser la question, sauf mauvaise foi, ou est la responsabilité des balubas dans la mort de Lumumba? Même l’ONU censée jouer à la neutralité avait également joué un rôle primordial dans ce crime crapuleux. Imaginez que c\est le secrétaire général de cette organisation monsieur qui lança le premier le cri du génocide de Lumumba à Bakwanga au lieu de parler des tueries tout simplement. Qu’est-ce que c’est un génocide? Et Kasavubu se basa sur ça pour destituer Lumumba. Où est la responsabilité de Balubas?

L’histoire retiendra surtout, s’il faut se répéter, que dans son propre pays à la recherche du mieux-être, le kasaïen a enduré les brimades les plus abjectes jusqu’au versement de son sang. Ce qu’il a subi dans son propre pays est pareil à ce qui se passe sporadiquement aujourd’hui à Beni. L’homme kasaïen était martyrisé au Shaba par ses propres compatriotes sous la bénédiction éhontée des pouvoirs publics, ceux investis d’autorité pour protéger équitablement tous ses citoyens. Non, toute la caricature concoctée pour véhiculer une image tordue du muluba malfaiteur cache bien des choses ineffables, autrement toutes les prisons du Congo seraient engorgées rien que des balubas, ce qui n’est heureusement pas le cas.
Dans l’un des épisodes de son martyr, le muluba a vécu du cauchemar dont la vraie explication est le fait de son éducation élevée, de ses innombrables diplômes universitaires comme ingénieur, docteur, professeur, pasteur, prêtre, administrateur, directeur d’entreprise et autres. Difficile à comprendre qu’une société qui aspire au vrai développement et à l’excellence puisse sans état d’âme briser ce qui en fait l’essence. Il n’y a pas de véritable développement sans une culture de compétition qui le sous-tend. Le pogrome kasaïen dans le sud du Congo aura donné lieu au plus grand cimetière jamais inégalé qui part de Sakania à Ilebo. Cependant, tout ce malheur baluba ou kasaien, au lieu que ça suscite indignation et compassion dans le pays, le pouvoir politique qui en était l’instigateur s’y complaisait en manipulant l’opinion et en faisait de la contre-propagande pour préserver son image. Écoutez comment à son temps Sakombi Inongo, un super patenté baron du régime en tournait en dérision : « Oubliez cette petite affaire ». Jusqu’au mépris pareil du sang baluba qui avait abondamment coulé que les organismes non-gouvernementaux avaient compté jusqu’à quatre cent mille morts et plus d’un million des déplacés. Non, je ne dis pas que le muluba est parfait, mais je défie quiconque croit qu’il sort lui de cuisse du Jupiter ou d’une ethnie immaculée, celle exempte de la prostitution, dans laquelle on ne trouve nullement ni voleurs, ni menteurs, ni ivrognes, ni escrocs, ni meurtriers. À l’instar de tous les autres compatriotes, nous ferons fi au chantage en refusant de demeurer passifs et de subir continuellement. N’avons-nous pas écrit avec notre propre sang, aux côtés des concitoyens des autres tribus la noble page de notre histoire nationale pour que ce pays renaisse de ses cendres. Il est dès lors hors de question que nous donnions notre langue au chat pour devenir des bénis oui oui. Nous sommes plus que déterminés et sans complexe à nous battre à l’instar des autres tribus pour que notre voix porte plus haut, et que nous obtenions notre part du gâteau bien méritée dans le nouveau Congo. Nous ne nous présenterons pas à mains molles pour ne pas hypothéquer ce grand rendez-vous avec notre destin national. Notre mémoire collective n’oubliera à jamais que l’héroïsme suicidaire et défiant d’un muluba qui osa tenir un meeting risqué au pont Gabu dans les années 80, n’a-t-il pas été la prémices d’un tournant irréversible de la marche de notre peuple vers la reconquête de sa dignité. Il ne suffit pas de commencer mais faut-il arriver jusqu’au bout, c’est ce que le parti de Tshisekedi a fait. Lamuka, cette constellation amalgamée des opportuniste-affairistes dont certains avec un passé brumeux dont le profil est réfractaire avec la vie publique, il ose ces ramassis nous insécurise en proférant des menaces ouvertes contre les balubas. Nous disons non à cette attitude belliqueuse qui risque de fragiliser l’unité de la nation. Que les lois de la république ne restent pas en veilleuse comme ce fut le cas avec les tristes tueries du Katanga où par deux temps notre sang avait abondamment coulé. Nous n’avions jamais eu l’esprit de vengeance dans le souci de préserver la cohésion nationale, mais la tentation est grande. Mais pourquoi il n’y a que nous les balubas/kasaiens qui avons ces dispositions particulières de nous préoccuper de la cohésion nationale? Jusqu’à quand devrions-nous être à la merci de toutes les provocations? Nos victimes de Kikwit, le vandalisme et la violence perpétrés contre nous dans les zones périphériques de Kinshasa ou ailleurs, les menaces de Lamuka constituent si besoin en est une déclaration de guerre non justifiée. Pourquoi s’attaquer seulement aux balubas alors que le président de la république est le produit du vote de tous les congolais, car les balubas à eux seuls n’auraient pas pu sortir un président? Nous affirmons haut et fort notre attachement à l’unité du Congo et à la paix. Cependant, le sang balubas/kasaïens qui a coulé à Kikwit et les récentes menaces de Lamuka constituent la ligne rouge à ne pas franchir. Ayant pris la mesure de la gravité de la situation et l’inconscience de Fayulu que nous rendrons responsables de toute escalade, nous disons haut et fort que les moyens de violence ne sont pas le seul apanage de Fayulu et de ceux qui nous haïssent sans raison.

Jamais je n’étais tombé en désarroi ou tenter de nier mes origines, même au plus fort de la dictature de Mobutu où la marginalisation luba était à son paroxysme. La seule question que l’on pouvait se poser était celle de savoir pourquoi sommes-nous si mal traités dans notre propre pays comme si nous étions des étrangers par ceux ayant le devoir de nous protéger? Leur but inavoué visait à nous aliéner le mépris et la haine des autres compatriotes. Imaginez que nous faisions face aux traquenards sur tous les chemins et dans tous les domaines notamment avec le système de quota pour nous empêcher d’accéder aux études supérieures. Écoutez ce que disait avec audace un ministre de l’éducation de Mobutu le feu MAFEMA à ce sujet : « Établir un équilibre dans la population des étudiants qui accèdent à l’enseignement supérieur est une nécessité absolue pour la nation afin d’éviter la surabondance des dirigeant d’une même et seule région dans l’appareil de l’état au cours des générations à venir. » A quelle ethnie faisait allusion cette déclaration du ministre? A chacun de juger. Dans des entreprises privée et publiques au Katanga, on ne s’offusquait pas de déployer des affiches avec la mention telle que : « kazi iko, kasai apana » qui se traduit par : il y a du travail mais pas d’embauche pour le kasaien. Rien de tout cela ne m’ôter pas la fierté de ce que je suis. Nos tribus et nos ethnies ne sont-elles pas que des panneaux identitaires qui nous donnent la mesure de l’ampleur de notre richesse dans la diversité, mais si d’aventure celle-ci est mal exploitée, elle génère absolument le chaos. Plus jamais je n’accepterai d’être jugé arbitrairement en raison de mon appartenance tribale. Trop de stéréotypes qui tiennent le pavé dans la société congolaise d’aujourd’hui n’y ont pas le droit de cité. Il y a nécessité absolue d’une grande éducation populaire si nous voulons nous doter d’une vraie nation. Ça devra accompagner nos écoles, nos églises, notre armée et partout où cela est possible. C’est insensé de conclure que tous les balubas sont méchants si votre ami muluba vous a abusé, Lorsque votre épouse muswahili s’est rendue coupable d’adultère, il est moins sage de traiter toutes les femmes baswahili des prostituées. Nous avons des meilleurs cadeaux véritables dons de Dieu avec des amis, des épouses issus d’ailleurs. Qui peut me contredire que les balubas constituent une des ethnies la plus expansive en termes des mixages matrimoniaux conclus avec les autres tribus du Congo, je défie quiconque pense le contraire. Si vos contrats d’affaires avec votre ami mungala n’ont pas bien fonctionné, c’est insultant de qualifier tous les bangala des voleurs, c’est ce qui arrive malheureusement assez souvent. Le temps des slogans haineux issus des laboratoires ignominieux des services d’intelligence de la deuxième république tels que « boma muluba tika nyoka », ce temps-là est révolu, et nous le déclarons révolu pour toujours. Personne ne peut denier aux congolais le droit de parler en bien ou en mal de leur président Felix Tshisekedi dépendamment de la situation. Son excellence monsieur le président demeure le leader de tous les congolais, de toutes les tribus du Congo, la sienne y comprise. Ne nous voilons pas les yeux pour comprendre qu’il ne serait pas parvenu à ces hautes fonctions au sommet de l’état avec seulement le vote de sa tribu, ce qui serait invraisemblable. En tant que tel, il est le président de ceux qui l’adorent et de tous ceux qui le haïssent bien entendu pour des raisons qui leur sont propres, voilà un sujet public patrimoine commun à toute la nation. Croire que les balubas eux n’auront pas des révendications à formuler auprès de Felix, quelle grave erreur d’appréciation! Le muluba a accepté des humiliations indéfendables. Son Kasaï natal n’a aucune infrastructure, les routes sont quasi-inexistantes : de Kananga à Tshikapa, de Bakwanga à Malandji wa nshinga, de Mwene-ditu à Dibindi, de Luluabourg à Luebo, que dire du fleuron industriel, le seul qui faisait rayonner la vie « la Miba », elle s’est effondrée par une volonté politique délibérée à vouloir mettre vaille que vaille un peuple insoumis à genou. Le peuple luba avait choisi de garder dans la dignité sa tête haute que de se rendre mains et pieds liés pour que triomphe le changement, voilà qui explique sa descente aux enfers. Hélas, la fragilité de notre mémoire commune nous fait oublier la genèse même de la lutte pour la démocratie et l’instauration de l’état de droit au Congo. L’histoire retiendra dans ses lettres de noblesse que l’ossature de ces kamikaz ayant déclenché la lutte pour la restauration de la dignité de notre peuple contre la féroce dictature de Mobutu était composée des treize personnalités dont les noms ci-après : Ngalula Mpandanjila, Dia Onken, Kyungu wa Kumwanza, Kasala Kalamba, Ngoyi Mukendi, Lumbu Maloba, Lusanga Ngiele, Kapita Shabani, Kana Tshiongu, Makanda Mpinga, Biringanine Mugaruga, Kibasa Maliba. Toute la nation avait vibré à la commotion du changement, toute la nation avait été témoin de l’humiliation massive que ces vrais patriotes avaient endurée, quoi de plus normal que quelques-uns d’entre eux n’aient pu avoir du potentiel de résistance pour cheminer jusqu’au bout de la lutte, on les avait vus ainsi capituler en allant baiser la main de l’oppresseur. Dieu merci qu’il y a eu un noyau dur qui s’était resigné de rester sur le terrain de la vaillance, ceux qui avaient choisi de tout donner jusqu’au sacrifice de leur sang pour que le peuple du Congo recouvre sa liberté. Savez-vous qui constituait ce noyau des irréductibles? N’était-ce pas là le début de la diabolisation des balubas à cause de leur témérité et surtout de leur héroïsme pour avoir servi de tête de pont dans la déroute du régime inhumain qui avait chosifié l’homme congolais. Cette croisade de lutte pour le triomphe de la démocratie et la conquête de l’état de droit enclenchée au mépris de leur vie n’avait nullement pour objectif la libération d’une tribu, ou l’instauration de l’état de droit pour une tribu, ou enfin la recherche de l’avènement de la démocratie pour une tribu. Les balubas s’étaient considérablement investis pour que tous les fils et toutes filles de ce pays indistinctement retrouvent leurs droits. A cause de leur pugnacité, le pouvoir brinqueballant de l’époque n’avait qu’à trouver des bouc-émissaires pour justifier sa déstabilisation, et une tribu, bien sûre, celle des balubas fut dans le collimateur pour en payer le prix, et ce prix fut lourd. Nous refusons d’être des laissés-pour-compte à perpétuité. Si l’homme kasaïen est l’objet de mépris, c’est parce que les infrastructures adéquates pour son développement font cruellement défaut dans son patelin

Qui doutera de ses qualités de négociateur rompu, d’homme de dialogue, d’esprit du compromis et de visionnaire ?
Tenez : pendant qu’une frange des politiciens mal inspirés criaient à gorge déployée contre les élections, et les autres les conditionnaient à l’absence des machines à voter, une seule voix émergeait clairement, un seul parti politique de l’opposition ramait avec lucidité vers la destination, réclamant rien que tenue des élections à la date prévue : c’est Félix Tshisekedi et son UDPS. Si le parti à base solide avait embarqué dans le ce brouhaha et méli-mélo, Kabila et son régime auraient eu raison en remettant pour la énième fois à la calandre grecque la tenue des élections. Et le pauvre Congo continuerait en ce moment à virevolter en rond.
L’élection du nouveau président de la république relève-t-elle de la main de Dieu ?
J’y crois profondément. Ils sont nombreux qui trouveront ici l’occasion de polémiquer alléguant que les affaires de Dieu n’ont rien de commun avec de la politique. Mais si la politique est l’art de gérer la cité, Dieu fut le tout premier leader qui s’était choisi un peuple, qui l’avait libéré des servitudes, qui l’avait conduit sur base d’une loi, lui le plus grand législateur de tout le temps, qui l’avait établi sur une portion de terre bien délimitée. Et ce même Dieu désigna successivement différents rois à des différentes époques pour gouverner son peuple, c’est le cas de David et de tant d’autres, et ce Dieu-là ne change vraiment dans sa façon d’agir, demeurant le même à travers les âges, car il ne souffre d’aucune ombre de variation. Il y eût certainement des bons et des mauvais rois. Des bons, ils les avaient abondamment bénis, pour ne citer à titre d’exemple que le cas de Salomon, et les mauvais, à l’instar d’Achab l’idolâtre, on connait quel sort Dieu leur avait réservé.
Nous, femmes et hommes d’aujourd’hui, avons congédié le Seigneur de nos vies, de nos maisons, de nos écoles et même de notre pays, pourquoi alors nous plaindre du chaos qui pend sur nos têtes, nous qui nous sommes crus capables de nous assumer sans Dieu.
Quelque chose s’est réellement passé dans la récente élection présidentielle dans notre pays. Bien sûr que tout le monde n’a pas de reflexe spirituel pour en saisir la portée. Il est vrai, qu’on ne s’en cache pas, le jour que nous aurons des leaders qui craignent Dieu à la tête de notre pays, ça aura été le début d’une ère grandiose de changement, de paix et de prospérité. Nous avons toujours été gouvernes par des païens, des chrétiens d’apparat le jour, des maraboutistes au crépuscule.
Y a-t-il ne fut-ce qu’une seule personne intéressée à la politique du pays qui n’ait pas entendu au sujet des témoignages prophétiques en rapport avec l’élection de Félix Tshilombo Tshisekedi au pouvoir ? Il ne m’a pas été raconté plutôt de mes propres yeux et de mes propres oreilles j’ai visionné des vidéos des hommes de Dieu annonçant un an plus tôt l’avènement de Felix à la magistrature suprême. J’ai également visionné et entendu le témoignage d’une autre prophétie, émanant d’un évangéliste congolais du nom de Jean-Guy Kishingwa vivant aux US à Portland. Sa prophétie fut donnée en 2011, donc huit ans avant au Guest-house Marie-Monde dans la commune de Panda dans la ville de Likasi au Katanga. Cet homme de Dieu prend à témoins Félix lui-même, son défunt père et sa mère maman Marthe et l’honorable Koko Mulongo qui avait facilité la rencontre entre l’evalgeliste et la famille Tshisekedi. Nul ne peut annuler les desseins Dieu, ses voies sont indomptables. Quelle que soient les manœuvres des hommes, Dieu sera avec lui. La Bible déclare qu’une prophétie qui ne s’accomplit pas est fausse, elle ne vient pas de Dieu, mais dans le cas de l’élection de Felix, des prophéties datant respectivement d’un an et de huit ans se sont irrémédiablement accomplies.
Y a-t-il réellement des chrétiens dans les rangs des ramassis de Lamuka qui refusent d’entendre en se bouchant les oreilles devant pareilles prophéties ? Tant pis pour ceux qui ne croient pas en Dieu, c’est leur droit de s’entêter dans leur incrédulité pourvu qu’ils ne s’évertuent pas à nous embrigader dans des sophismes insensés. Moi et tant d’autres compatriotes croyons de tout notre cœur que l’élection de Félix es une expression de la toute puissante volonté divine. Qui est alors ce héros du diable qui bombe sa poitrine pour oser interroger le verdict du juge suprême et Dieu de gloire ? Notre ardent désir c’est de voir ce grand homme d’état qu’est Félix Tshilombo Tshisekedi, l’élu de Dieu, gouverner la RDC dans la crainte de l’Eternel, dans la justice et l’équité, seul Dieu se chargera de tous ses désirs et du bonheur du peuple congolais. Qui peut contredire le ROI des rois dans ses plans ? Pendant qu’ils disaient, chantaient et répétaient leur logique folle d’incantation d’exclusion selon laquelle jamais les balubas ne seront au pouvoir, ces insensés avec leurs balivernes ont été confondus par le maître de temps et des circonstances, celui qui met des puissants comme Nebukadnez, Hitler, Mobutu, Kaddafi, Sadam Hissein sur le trône, et les y enlève quand le moment est venu. Si le prochain tour, sachez cela peuple congolais est pour les bayakas ou les batwas, vous conjurerez autant que vous vous voudriez, ils monteront sur le trône devant vos regards désabusés. Pas de hasard devant Lui, tout s’accomplit selon les desseins de ses plans merveilleux. Et j’y crois comme du fer.

Le futur gouvernement et la nomination des haut-fonctionnaires devront refléter la rupture avec le passé. Soyez à l’abri de tout dictat quoi qu’il en coûte, il en va de votre crédibilité
Monsieur le président, le peuple du Congo vous a accordé son suffrage sur la base d’un programme électoral auquel il a adhéré. C’est à juste titre que cet engagement équivaut à un pacte que vous devriez honorer et rendre compte. De ce fait, vous ne pouvez pas vous réduire au simple rôle d’un président inaugurateur des chrysanthèmes.
Il n’y a pas mieux à ce sujet que l’opinion de Me Jean Claude Katende que je fais mienne lorsqu’il parle des nominations des mandataires de la République en ces termes :
Le FCC et l’ancien président Joseph Kabila ne peuvent pas imposer un ministre pour nomination au chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Le FCC ne peut que lui proposer des noms, et il revient au président de la République de voir si le nom répond au profil des hommes et femmes dont il a besoin pour gagner la confiance des congolais d’une part, et pour mettre en œuvre ses programmes et projets politiques d’autre part. Sur ce point, le président de la République n’a pas les mains et les pieds liés. Pour se rendre encore plus libre de choisir ses collaborateurs, le président Felix devra exiger, pour nomination à tout poste ministériel, que le regroupement ou partis (FCC, UDPS, UNC….) politiques lui présentent au moins trois ou cinq candidats (trois ou cinq CV) par poste. Ainsi, il pourra décider en toute conscience et liberté sur la liste lui présenter lequel de candidats il devra nommer comme ministre. Cette pratique que l’ancien président Kabila a abondamment utilisée chaque fois qu’il devait nommer un premier ministre ou un ministre qui ne faisait pas partie de sa majorité, peut être utilisée et consolidée par le président Félix TSHISEKEDI, mais avec cette différence que la pratique devra concerner tous les partis politiques ou groupements (FCC, UDPS, UNC.) qui participeront au gouvernement. Nous insistons sur le fait que le président de République devra s’abstenir de nommer au poste de ministre des personnes impliquées dans la violation des droits de l’homme (répression des manifestations pacifiques…), celles impliquées dans la corruption, le détournement de l’argent publique,, et le pillage des ressources naturelles, viol des jeunes filles ou femmes ; des personnes touchées par des sanctions de l’Union Européenne et des Etats-Unis ; des personnes redevables au Fond de Promotion de l’Industrie. Si un candidat redevable au FPI est présenté, il devra d’abord rembourser l’argent emprunté. Il est toujours possible d’ajouter d’autres critères d’exclusion, car le but est d’avoir des personnalités qui ont les mains propres et en qui la population a confiance.
J’ajoute monsieur le président que parmi les hauts fonctionnaires de l’état, il y a des gens de grande probité et compétents qui connaissent au fond les arcanes du fonctionnement de l’état chacun dans son secteur respectif. Vous avez besoin de bénéficier de leur service pour bien vite comprendre la marche de l’état, pourvu que vous vous assuriez de leur loyauté. Et mère Teresa disait : « Tu peux faire ce que je ne peux pas faire. Je peux faire ce que tu ne peux pas faire. Ensemble, nous pouvons faire de grandes choses. »

Monseigneur Monsengwo et la partisannerie
Le Congo n’est pas à vendre, et pourtant le prélat catholique continue à soutenir haut et fort que c’est Fayulu, ce valet des occidentaux qui a gagné les élections, il l’a déclaré tout récemment devant le sénat belge. J’ai du profond respect pour quiconque revêt le manteau de serviteur de Dieu, catholique ou protestant, musulman ou hindou peu importe. Le peu à dire au regard de la haine que monseigneur Monsengwo a toujours ruminée envers les balubas, le prélat sait qu’il s’aliène une frange importante de l’opinion nationale par ses sorties ratées au soubassement tribalo-ethnique au lieu de se taire et continuer à se dénuder. Lorsqu’aujourd’hui le cardinal Monsengwo se tient poitrine bombée pour affirmer que c’est Fayulu qui a gagné les élections, mais dans les années 90 il n’a pas tenu jusqu’au bout à défendre devant toutes les tribunes l’élection extraordinaire de Tshisekedi à plus de 70%, une élection par ailleurs que lui-même avait patronnée ? Qu’avait-il fait pour défendre cette légalité si ce n’était que du chuchotis au bout des lèvres ?
Je dis et soutiens au nom de la simple logique que monsieur Fayulu est un candidat des impérialismes, ce sont eux qui ont tout parrainé jusqu’à la simple publicité de sa campagne : des avions, des appareils de communication satellitaire, des fonds de l’ordre de 3 millions de dollars et tous les accessoires de la propagande. Si on me retorque que c’est Katumbi son parrain, mais cela ne le dispense pas du danger d’aliénation de notre souveraineté aux puissances étrangères car Katumbi lui-même est sous la coupe du néocolonialisme. Pour dire ne fut-ce que peu des mots sur Katumbi, il faut retenir que cet homme nourrissait une ambition affirmée de succéder à Joseph Kabila en s’y préparant méticuleusement depuis 2011 tant à l’interne qu’à l’externe. Mais comment ? Comme il en est le cas avec tous les agents relais des impérialistes, KATUMBI avait placé un grand espoir dans la haute bourgeoisie internationale comme tremplin pour accéder au pouvoir, notamment auprès des libéraux belges flamands et francophones. Déjà en 2015, l’agence Reuters parlait des soutiens de Katumbi dans les cercles du pouvoir à Washington. A la même période, on a assisté à une croisée spectaculaire des visites des hautes personnalités belges qui se relayaient à Lubumbashi en témoignage de leur soutien à Katumbi. Il s’agit notamment de ministre flamand de la défense le socio-chrétien Peter de Crem, Herman de Croo le libéral flamand et ministre d’état le soi-disant connaisseur de la politique congolaise, les grosses pointures de la politique belge les libéraux francophones Didier Ryender ministre des affaires étrangères et Armand De Decker n’ont pas été du reste pour aller faire le tour de Lubumbashi et afficher leur soutien désinvolte à monsieur Katumbi. C’est tout ce soutien pleinement impérialiste qui a été transféré à Fayulu lequel n’avait pas un seul sous pour financer de lui-même une campagne électorale de cette envergure.
Pourquoi monseigneur Monsenwo s’était-il personnellement engagé à l’époque dans une croisade pour en découdre avec la légitimité d’Etienne Tshisekedi élu par le peuple congolais réuni en conférence nationale au profit de Kengo wa Dondo qui n’est congolais ni de père, ni de mère si cela n’aura été dicté que par la haine viscérale gratuite qu’il voue aux Baluba ?
Entre 1992-1994 alors qu’il était président du Haut-Conseil de la République Parlement de transition, monseigneur Monsengwo n’avait pas un seul instant pris du courage pour ouvrir sa bouche et affirmer devant toutes les grandes tribunes du monde comme il le fait en ce moment pour soutenir son protégé, pourquoi n’avait-il pas pris des positions musclées pour proclamer haut et fort que l’épuration ethnique des balubas au Shaba était l’œuvre de Mobutu. Il ne le pouvait pas, ce qui aurait été d’une part cracher dans les mains qui les nourrissaient. Et d’autre part, sa conscience trop chargée le lui interdisait, car il savait bien qu’en soutenant la cause luba au Shaba, il aurait indirectement été un soutien à Etienne Tshisekedi, cette tête de front du pugilat politique entre Mobutu et les forces du changement.
Par ailleurs, j’affirme que c’est sans équivoque que non seulement le cardinal Monsengwo a ostentatoirement choisi son camp, mais aussi il a perdu à jamais son statut de neutralité que lui conférait sa fonction de pasteur. il vient par son attitude et ses gestes de proclamer à la face du monde, sans gêne ni honte son mépris colossal et sa haine profonde envers le peuple luba, ce dont nous prenons solennellement acte.
Aussi évident que cela puisse paraitre, nous constatons tristement hélas que le cardinal Monsengwo, par ses actes d’hostilité à répétition, il s’est fait ennemi du peuple Luba, c’est notre devoir de l’apprendre à nos enfants.
A l’époque, certaines rumeurs faisaient état de ses positions anti-kasaïennes tranchées dans ses démarches de marginalisation du premier ministre élu de la CNS en plaidant en ces termes : « Quelqu’un d’autre oui, mais pas un muluba », naïfs que nous étions, nous n’y croyions pas. Et maintenant que les choses se clarifient pour ceux qui avaient encore de doute ! C’est dommage pour le cardinal d’avoir raté une belle occasion de se taire et de continuer à planer au-dessus de la mêlée.
Frères et sœurs Balubas/kasaïens, l’heure est grave. Cette situation d’indexation de notre peuple n’a que trop duré pour nous donner l’occasion de nous mobiliser afin de soutenir le président de la république qui est en somme le président de tout le peuple congolais. Les Bangala avaient soutenu le tonitruant Mobutu sans froid aux yeux, les Baswahili ont fait de même avec les deux Kabila, pourquoi auriez-vous honte de soutenir votre fils, un homme aux mains propres qui fait notre fierté, lui qui n’a jamais été souillé de près ou de loin dans toute la pagaille et la merde qui ont terni l’image du grand Congo.

Après trente jours d’exercice de pouvoir, c’est ravissant !
Tous les ennemis du bonheur du peuple auraient aimé voir le président élu stagner dans le dilettantisme, tellement qu’ils avaient beau chanté avec dédain ses aptitudes de novice dans la gestion des affaires publiques. Pourquoi oublier si vite cette belle sagesse de Corneille : “qu’aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années.” Et j’ajouterai que le nombre d’années dans la profession ne garantit nullement la perfection, il y a des génies qui sortent du ventre avec une doigté exceptionnelle de leur métier. Aucune école dans le monde ne forme des chefs d’état, qu’on me la montre s’il y en a une. Quel niveau d’études avait le maréchal Mobutu en plus de sa formation journalistique de quelques mois ? Quel a été le niveau d’étude de Kabila le père et celui de Kabila le fils. Tout est acceptable avec les autres sauf pour les Luba. Felix Antoine Félix Tshisekedi n’est pas un illettré, c’est un homme de culture exceptionnel que j’ai vu à l’œuvre dans une conférence que j’avais organisée à Calgary au Canada en novembre 2015. Combien de ces intellectuels qui prétendent l’être au haut niveau peuvent réellement débattre avec lui sans laisser les plumes ? Il est bien averti et bien rodé dans plusieurs domaines dont l’économie, le droit, l’histoire, les sciences sociales au point qu’il ne peut pas du tout envier qui que ce soit. En plus, ce président aura été formé dans une école comme il n’y a pas deux pareilles dans le monde. Dans une prestation négociée en 1992, Etienne Tshisekedi avait biffé du serment négocié avec Mobutu des passages qui l’auraient rendu une proie face au maréchal à la tauque du léopard. A son tour, Felix Tshilombo Tshisekedi a escamoté, tout le monde en était témoins, lors des présentations des vœux du corps diplomatique, un paragraphe dont la justification allait difficilement passer devant l’opinion. Est-ce une coïncidence ? Voilà un homme aguerri.
Un vent nouveau souffle sur le Congo, on le sent même à des milliers et des milliers des mille villages de chez nous. C’est le début qui présage la nouvelle orientation des choses pour l’avenir. Votre entrée sur scène monsieur le président nous offre quelque chose d’inhabituel qui nous remplit de tant d’espoir. Vous venez de prime abord d’inaugurer une présidence de proximité comme jamais on l’a vécu. Un président de la république s’arrête sur son chemin parce qu’il a trouvé une famille en détresse, et la rétablit dans ses droits que les vautours invétérés étaient en train d’emporter. Et ces choses pour lesquelles notre peuple a sué eau et sang pendant des années, vous nous les offrez à un tour de la main avant même que votre gouvernement ne soit fonctionnel. Les oiseaux de mauvais augure diront que ça ne représente rien, mais ils ignorent cependant que le début est toujours plus important que la fin, un excellent début augure inévitablement un avenir radieux.
Merci monsieur le président pour avoir proclamé le retour sans embûches dans la patrie de tous les compatriotes qui erraient sans dignité dans tous les coins perdus de la planète.
Merci et bravo monsieur le président pour votre ténacité à faire fi aux sollicitations immorales de ceux qui ont toujours l’habitude d’emprisonner nos dirigeants dans leurs poches pour des miettes, en faisant du Congo la décharge de toutes les combines maffieuses qui enrichissent les multinationales au détriment de la nation et du citoyen congolais. Merci monsieur le président pour la réduction déjà annoncée du coût du passeport congolais qui détenait la palme du document officiel le plus onéreux de monde. Merci de faire triompher la loi de la justice en déférant devant les cours et les tribunaux les assassins incorrigibles de nos enfants au campus de Lubumbashi. Merci pour les effets Fatshi qui commencent à ramener les miliciens rebelles à la reddition. Merci encore pour l’effet Fatshi qui a permis la maximisation record des recettes de d’état en télécommunication et dont les seules entrées de janvier pulvérisent toutes les prévisions budgétaires annuelles. Merci pour la suppression des frais aéroportuaires, lesquels n’auront été que de tracasseries imposées aux voyageurs dans les aéroports. Merci pour l’allègement des conditions d’obtention des visas en faveur des étrangers d’origine congolaise qui se sentiront dès maintenant heureux de voyager sans encombre dans leur pays d’origine. Bravo monsieur le président de mettre en pratique l’héritage d’intégrité inspiré par le premier président Joseph Kasavubu en retournant le reliquat de vos frais de mission après votre voyage, ce pactole de l’ordre de $163. 300 a été rversé dans la caisse du trésor public, voilà un bel exemple d’un leadership modèle qui joint l’acte à la parole, tant il est vrai que le problème du Congo d’aujourd’hui est surtout celui d’absence des repères.
Qui aurait cru Il y a deux ans le voir là où il est aujourd’hui?

Je souris souvent devant cette vision simpliciste de croire que Felix Antoine s’est hissé au sommet de l’état tout simplement du fait d’être le fils à papa, je m’inscris en faux par rapport à cette perception et j’assume de naviguer à contrecourant de ce que pense la majorité. N’a-t-on pas vu des héritiers de grandes fortunes mourir misérables du fait de n’avoir pas capitalisé leur héritage familial? Peu importe l’importance de ce que vous héritez des parents, si vous n’y apportez pas une touche géniale personnelle, tout va s’écrouler comme un château de carpe. Je ne dis pas que Felix n’a rien hérité d’Etienne Tshisekedi, ce qui serait gravement faux. Lui comme tout congolais acquis au changement, nous sommes tous sûrement porteurs du gène politique du leader Maximo, et c’est pour cela que dans notre espace politique, de plus en plus la peur a cédé place, nous nous prenons en charge. Cependant, Felix ne s’est pas retrouvé au sommet de l’état dans une simple promenade en se dandinant, non. Même l’UDPS le parti dont son géniteur est l’un des pères fondateurs, en prendre le contrôle du leadership, ça n’a pas été du couteau dans le beurre.
L’homme est un battant, il a abattu un travail d’hercule et d’excellence qui l’a porté à la plus haute charge de l’état, il l’a mérité. Il y a deux ans, qui l’aurait pressenti présidentiable ? Comment aurait-il pu être associé à une telle destinée lorsque tous les paris prédisaient déjà la mort imminente de sa machine politique UDPS écartelée de toute part, surtout avec tous les tourments de débauchage qui avaient suivi le décès du patriarche et leader charismatique Etienne TShisekedi. Dans la logique des choses, cette éventualité n’était pas du tout envisageable eu égard la détermination des hommes vendus dont Bruno Tshibala et la bande à Loseke, tous ivres de la corruption ils ne juraient qu’à mettre du feu à la case. Et Mobake que l’on présumait sage, s’illustra de son côté par l’acharnement et les calomnies invraisemblables. Tous les observateurs sérieux s’accordaient à reconnaître que la disparition de l’icône charismatique de l’UDPS Etienne Tshisekedi allait entrainer celle de son parti. Ce fut un moment d’incertitude opaque dans la marche du parti, et curieusement, c’est là que se révèlera l’intrépidité exceptionnelle de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Pendant que plusieurs anges de malheur chantaient déjà le requiem du parti, avec ses deux mains, en dépit des affabulations de tous ordres, l’homme prit le contrôle de la situation en faisant le rappel des troupes pour galvaniser encore ce qui en restait de son parti. On a assisté entre autres à sa sortie à couper le souffle à Ndjili Ste Thérèse. On l’a vu sillonner différents pays à la rencontre des hommes politique pour se forger une image diplomatique, peu importe comment les uns et les autres peuvent l’avoir perçu, je considère pour ma part que toutes ses sorties constituaient de la cavale d’avant le sprint en vue de se doter d’une vision politique plus affermie. Lorsque disparut Etienne, le pays était dans un état d’extrême tension politique avec les accords de la St Sylvestre qui avaient du plomb dans l’aile, et c’est en ce moment-là que le pouvoir choisira pour en finir avec l’UDPS en y allant de mains fermes, avec un gourdin meurtrier pour l’assommer. Ce fut le temps d’une cacophonie indescriptible dans la maison UDPS. Après Badibanga, vint le tour de Tshibala qui fut acheté et qui se mit à produire des sons stridents indéchiffrables. Mobake de l’autre côté produisit les siens, les soi-disant pionniers n’étaient pas en reste. Quelle panique ! ce fut un moment d’effroi et d’incertitude, l’Etoile UDPS était en train de s’assombrir. Nous avions peur. C’est en ce moment d’abattement que le temps sonna pour la naissance politique d’un grand homme qui venait à la rencontre de son destin. Ce sont des circonstances qui créent des grands hommes. Il avait fallu que la France soit occupée par la furieuse Allemagne pour que Charles De Gaules entre dans l’histoire comme le chef de la France libre. C’est la guerre mondiale qui engendra la légende Churchill grâce à son courage, sa lucidité envers le Nazisme et son action de poigne en tant que premier ministre. Qui dit que notre Congo aujourd’hui est une nation, oui il l’est de nom. Un pays sans lois, un pays sans moralité publique, un pays avec une économie en lambeaux, c’est un pays qui a besoin des hommes exceptionnels pour qu’il renaisse de ses cendres. A la suite de la tenue du congrès de son parti, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi acquit démocratiquement sa légitimité, et c’est de ce temps-là que l’homme s’illustra d’un courage de plomb en prenant le gouvernail du bateau. Avec moins d’un million de dollar, il mena une campagne sensationnelle qui le propulsa au sommet de l’état. Cependant, c’est le moment de le mentionner, ses concurrents eux disposaient des fortunes non négligeables pour leurs croisades électorales. Voilà un homme qui n’a pas seulement hérité, mais qui a allié cet héritage au génie exceptionnel d’homme politique.

Les accords de gouvernement signés avec le FCC.
La politique reste par excellence le domaine des accords, il n’y a aucun mal pour ça. Mais si un s’avère scélérat à quoi bon de continuer à l’observer sinon le bazarder à l’instar de ce que vous l’aviez fait avec la saloperie de Genève. Le président de la république aura été l’émanation d’une école politique exceptionnelle, celle de la moralité, de la rigueur, de la droiture, de la démocratie et du respect des droits humains. Deux types de peur caractérisent le peuple congolais aujourd’hui tout dépendamment du camp où l’on se situe. Ceux qui vous soutiennent aujourd’hui ont peur de l’inconnu, ils se demandent de quoi demain sera-t-il fait par rapport à votre mandat. Ces hommes et femmes ont-ils raison d’être hantés par la peur de vous voir contrarié au cours de votre mandat par ceux qui s’estiment être investis de la mission de gouverner à perpétuité notre pays dans la médiocrité. Ils ont peur parce qu’ils refusent de vous voir échouer, c’est le groupe de ceux qui sont résolus à vous accompagner quoi qu’il en coûte, dans ce voyage passionnant pour la transformation du Congo. Leur souhait le plus ardent est que plus rien ne puisse demeurer comme avant. Il y a cependant ceux qui ont peur parce que l’idée de penser à votre réussite leur donne de frisson. Ce sont des vampires prêts à pactiser même avec le diable, eux qui avaient juré de ne jamais vous voir au pouvoir.
Quel beau programme de cent jours ! Nous le célébrons avec jubilation. Les congolais ont fondamentalement besoin de nouvelles façons de faire les choses, ils ont besoin d’un leadership qui instaure la culture de rendre compte. Toute la nation vous regarde. Que ceux qui sont au front ou en charge de l’instrumentalisation de ce plan rende comte au peuple souverain dans les cent jours.
La détermination du chef de l’état à œuvrer pour la réconciliation nationale en évitant toute chasse à la sorcière.
Ça n’a rien à voir avec une quelconque faiblesse, la République Démocratique du Congo est un état fragile dont l’édifice peut flamber à la moindre étincelle. Je soutiens de toutes mes forces la démarche visionnaire du chef de l’état qui affiche sa détermination à ne pas céder à la tentation de se livrer à la chasse à la sorcière. Toute la question consiste à prendre conscience de ce qui s’inscrit en priorité pour ce pays, entre jeter les fondations d’un état de droit avec la prééminence avérée de la loi, ou autrement la priorité consiste au recadrage d’actions pour sévir les criminels fossoyeurs à la base de la déchéance économique, sociale et morale du pays, et ce depuis la deuxième république de Mobutu?
Il est important de souligner combien c’est parfois révoltant, que ceux qui ont la responsabilité d’avoir jeté ce pays dans le gouffre noir, ils s’obstinent à ne pas regarder leur passé fétide qu’ils enferment sans gêne dans le sac. Faire de l’imposture, bombant le torse devant les victimes de leur canular, en brandissant le label des meilleurs politiciens du monde, les seuls disposant des droits à vie de gouverner encore, et encore ce pays même par défi, c’est insultant pour un peuple. L’imprévisible réaction de ce peuple, on ne s’en doute pas, peut dans un sursaut inattendu, enclencher des mouvements de masse incontrôlables réclamant avec hystérie que ces gens rendent compte de leurs actes. A qui imputer la faute ? Leur passé au fil de temps, devenu une véritable bombe à retardement, contrairement à ce qu’eux-mêmes pensent, peut à tout moment en raison de leur arrogance leur péter dans la bouche. N’ignorons surtout pas que Le peuple souverain est capable de changer le cours des évènements, qu’on le tienne pour dit. Plus ces charognards font la gueule, plus la colère du peuple monte. On ne peut pas prétendre qu’avec la soi-disant majorité au parlement, on a absolument le droit de gouverner alors que pendant plusieurs année, sans partage à la commande des affaires, le Congo est devenu un nain, il a acquis malheureusement, sous leur règne, les profils humiliant d’être le pays de non progrès le plus corrompu de la planète, un pays avec le revenu le plus médiocre par habitant, le pays où des diplômes sont boutiqués à tous les coins des rues, le pays où des charnières des fausses communes des innocents crient toujours vengeance, eux qui ont perdu leurs précieuses vies pour le seul tort, rien que d’avoir dénoncé les égarements du pouvoir maffieux de la kabilie, et réclamé un morceau de pain pour leur survie. Voilà que la chance est donnée à ces impénitents, toute la nation en est témoin, grâce à la sagesse grandiose et le pragmatisme d’un président exceptionnel, de jouir en paix de leurs butins du vol et du pillage, de laisser à ceux qui prennent leur héritage nauséeux et vomitif des affaires, sans aucun esprit de revanche, sinon celui de s’atteler à réparer les dégâts de leur forfaiture. Mettre le bâton dans les roues au nouveau pouvoir issu de la volonté du changement de notre peuple équivaut à une déclaration de guerre, et nous nous tiendrons à pieds fermes pour à y faire face. Joseph Kabila a été applaudi lors de la prestation du serment du président Felix Antoine Tshilombo Tshisekedi, nous osons croire qu’il a bien compris le message. Si alors il accuse continuellement ce déficit de discernement en faisant de la sourde oreille, à ces applaudissements succèderont très bientôt des huées d’exaspération qui l’accueilleront partout où il passera. Qu’on se rappelle l’attitude du peuple lors de la présentation du plan de cent jours du président de la république où les Tshibala, Olenga et Kimbuta n’étaient pas bien vus. S’ils veulent regagner le respect du peuple, qu’ils remboursent une partie de l’argent de la nation qu’ils se sont indument approprié. Et Mandela de conclure : « Ce sont les masses populaires qui font l’histoire. »
La sécurité des ressortissants congolais à se sentir chez eux sur toute l’étendue de la république.
Au lieu que ça continue à être de la simple théorie, des slogans creux, il faudra que les lois de la république dans le sens de la protection équitable de tous soient davantage renforcées. Nous voulons que tout citoyen congolais se sente chez-lui partout sur toute l’étendue de la république.
Ce ne sera pas au moyen de la baguette magique, ces lois pour être efficaces devraient être ressorties des mesures des sanctions sévères à l’égard de tous ceux qui se rendraient coupables de leur violation. A cet effet, seront frappés des sanctions extrêmes toutes les personnes qui s’illustreronnt par des discours de haine et d’exclusion vis-à-vis des compatriotes venant d’ailleurs.
Problème de la nationalité et celui de la double nationalité.
La question de la nationalité constitue une épine dans le pied de la république avec tout l’imbroglio qu’on a dans l’est du pays. Faut-il l’éluder pour autant parce qu’elle est un casse-tête ? Je reste confiant que votre courage et pragmatisme d’homme d’état vous aideront à affronter cette adversité. Une nationalité ne s’arrache pas, plutôt elle se sollicite et s’acquiert conformément à la loi.
D’autre part, il y a son appendice qui est le cas de la double nationalité. Celle-ci est généralement détenue par des concitoyens congolais qui vivent ailleurs, mais qui n’ont jamais renoncé à leur nationalité d’origine. Le temps est venu pour que le législateur sorte de ses tergiversations et se prononce une fois pour toutes sur ce sujet.
Les media sociaux des mensonges et de l’intox
C’est vraiment la honte, c’est ridicule, et ceci est notamment la spécialité de l’association des pantins récidivistes pour la confusion (APARECO). Il y a des gens pour qui on ne saura jamais ce qu’ils veulent. L’association des pantins ruminent une haine indescriptible envers les balubas/kasaïens. Ont-ils raison ces gens de penser que les balubas sont à la base de leur déboulonnement du pouvoir ? Selon eux, l’AFDL n’aura fait qu’accomplir un travail de parachèvement dont les kasaïens avaient déjà posé la fondation, c’est comme cela qu’ils argumentent. Ainsi, pour rendre aux balubas la monnaie de leur pièce, les pantins inventent du n’importe quoi pourvu que ça nuise. A titre d’exemple, ce « media social des faux patriotes » s’autorise à raconter déjà de la bouillabaisse sur le nouveau pouvoir alors que le président n’a même pas plus d’un mois aux affaires. On ne peut que les inviter à rentrer au pays pour humer le nouvel air de la liberté et contribuer à l’édification de la nation. Jamais les balubas avaient lutté contre un individu mais plutôt contre les méfaits d’un régime autocratiques de la honte, qui avait tout confisqué pour lui-même, et de surcroît chosifié le peuple congolais. Ne jamais se laisser distraire par les tonitruants qui mènent un combat de la haine basé sur le tribalisme. Le chaos que nous héritons aujourd’hui n’aura été que le résultat de leur travail malhabile de destruction qui a laissé le Congo exsangue. Donc, ce qu’ils appellent « l’œil du patriote » n’est en réalité qu’un œil de la division, de la haine et du mensonge. Rien de bon ne viendra de ce bord-là, Il faut les ignorer. Nous encourageons fortement les médias publics à se libéraliser davantage, et nous assisterons à la mort certaine de ces apprentis sorciers, tant il est vrai que personne ne perdra de son temps pour aller s’abreuver à des hallucinations.
Ça n’aura été que mon opinion sur le décor du nouveau paysage politique qui s’implante au pays, je l’assume pleinement.

Fait à Calgary le 11 mars 2019.
RICHARD ANTOINE KAPETA KAZADI/

Prof du secondaire/ Calgary-Canada

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